Schlumberger
 
Echos : ISEF 2001 (salon international des sciences et techniques)
ISEF 2001 Impressions de certains membres du jury
Echos SEED
 

« J'ai vraiment adoré cette expérience. Les étudiants ont présenté des projets très variés et leur maîtrise des sujets était impressionnante. Je pense notamment à quelques exemples, dans mon domaine de prédilection, dont le niveau de compréhension et la qualité des recherches étaient clairement de niveau universitaire, c'est-à-dire bien supérieurs au niveau des lycées que fréquentent pourtant actuellement les étudiants concernés. C'est épatant de voir tout ce potentiel. Devant l'enthousiasme de ces lycéens et l'intérêt qu'ils portent à la science, je suis pleine d'espoir quant à l'avenir de notre société."

– Karen Glaser

« J'ai tout d'abord été impressionné par le nombre de participants. J'ai participé à de nombreux salons scientifiques similaires dans la région mais aucun d'entre eux ne supporte la comparaison avec celui-ci en termes de fréquentation. Par ailleurs, la qualité de la plupart des participations était de niveau deuxième année universitaire. De nombreux projets ont été élaborés sur une période de neuf mois ou plus. J'ai alors réalisé que bon nombre de ces concurrents, qui sont encore des adolescents, présentaient des projets extrêmement complexes et j'avoue n'avoir moi-même pas cerné certains de ces projets à cent pour cent.

   Stands

Je peux invoquer, à ma décharge, que j'évaluais les projets de chimie, ce qui n'est plus exactement mon domaine de prédilection. Concernant l'équipe de juges Schlumberger, j'ai pris un grand intérêt à rencontrer des personnes venant d'autres divisions de la société et à travailler avec elles. La qualité de notre collaboration pour arriver aux quelques projets finaux a été particulièrement remarquable. J'ai largement apprécié tous les bons côtés de mon rôle de juge pour l'ISEF 2001, surtout les canards SLB. Il se trouve que je porte la chemise SLB bleue au travail aujourd'hui, par pure coïncidence. Merci beaucoup de m'avoir permis de participer à l'ISEF. "

– A.T. Sivaram

« L’ISEF a été une expérience très enrichissante. Les projets des étudiants couvraient un domaine d'application très large, allant de la conception d'un projet viable à sa réalisation, grâce à des mesures d'essai potentiellement importantes, en passant par la réflexion et les recherches sans exploiter les ressources de la bibliothèque. Par contre j'ai un problème de fond auquel je ne peux apporter aucune réponse : quelle est la participation des tuteurs ? »

– Forrest Fulton

« C'était merveilleux d'avoir l'opportunité d'évaluer des projets aussi originaux et intéressants, réalisés par des lycéens. J'ai pris un grand intérêt à les rencontrer et à discuter avec eux et cela a été une grande source de satisfaction personnelle. Par ailleurs, le travail avec l'équipe SLB, notamment avec des personnes venant d'endroits différents et travaillant dans des domaines variés a été très enrichissant. Je tiens à remercier la fondation SEED du fond du cœur, de m'avoir offert cette opportunité. »

– Uma Ramachandran

« Le fait de voir 1 200 adolescents en tenue de gala ne m'a pas impressionné le moins du monde. En revanche, le fait que 15 % d'entre eux aient déposé une demande de brevet pour leurs projets m'a quelque peu impressionné (ceci dit, un brevet n'est pas forcément synonyme de qualité). L'ISEF a toujours attiré les projets d'étude les plus novateurs au niveau international et le contenu des projets pouvait donc facilement être impressionnant. Mais ce sont plutôt les attitudes sous-jacentes envers les projets, dans lesquels les étudiants ont associé des systèmes d'acquisition de donnée peu coûteux extrêmement performants à du carton, cachant les rubans adhésifs et les élastiques, qui m'ont le plus frappé. Il y a une dizaine d'années, l'ordinateur était l'outil de base de nombreux projets scientifiques présentés lors de salons. Maintenant l'utilisation d'un ordinateur est devenue complètement banale et de nombreux étudiants ont même oublié d'inclure le coût de leurs ordinateurs dans leur budget de projet. Les étudiants ont ainsi pu concentrer leur passion et leur énergie sur le projet car l'ordinateur était devenu un outil banal, rien de plus. L'utilisation d'ordinateurs et d'Internet pour les recherches est devenue aussi naturelle que la respiration pour ces étudiants. C'est tellement évident, qu'ils oublient d'y penser (cela me rend jaloux : j'ai encore un souvenir précis des heures difficiles passées à rassembler des données avec pour tous outils un stylo et du papier. L'attitude des étudiants, les processus de réflexion sous-jacents et l'excitation qui a accompagné l'ISEF 2001 présagent d'une époque où l'utilisation des ordinateurs et d'Internet sera aussi naturelle pour nous que la respiration.

   Les juges Schlumberger

Mais qu'en est-il des 2/3 de la population mondiale qui n'ont pas accès à des ordinateurs ? Comment respireront-ils dans les années à venir ? »

– John Van Heteren

« Je suis certain que tous les juges disent la même chose, mais c'est la qualité des travaux qui m'a le plus frappé. Aux Etats-Unis, la presse ne cesse de ressasser les médiocres performances de nos lycéens en sciences et mathématiques. Je ne pense pas que nous ayons du souci à nous faire à ce sujet !

Cela m'a également fait plaisir de voir le nombre de projets de qualité réalisés par la gente féminine. C'est une jeune fille qui a décroché le gros lot dans le domaine de la mesure de la conductance quantifiée et l'un de nos gagnants était bien sûr une (jeune) femme. Cependant, comme l'a souligné Charles, l'important est d'entretenir leur motivation. Je suis très déçu que la jeune fille qui a réalisé le projet d'analyse des gaz atmosphériques prenne une orientation non scientifique. Il semblerait que le rejet des matières scientifiques commence déjà avant la fin du lycée pour les filles. Il est évident que cette personne avait un formidable potentiel. A-t'elle finalement gagné un prix quelconque ?

Pour finir, je suis très impressionné par l’implication de SLB et Seed dans tout cela. "

– William Lo

"J'ai vraiment adoré cette expérience de jury ISEF. J'ai été impressionné par l'énorme quantité de projets et leur qualité, dans l'ensemble. J'ai trouvé époustouflant de voir le type de projets présentés par certains adolescents (en termes de complexité).

Nous avons commencé par passer en revue tous les projets sans les élèves, pendant une phase « d'étude préliminaire » sur les stands. Ceci s'est avéré très utile et a permis à notre groupe Schlumberger d'étudier chaque projet de nos catégories, malgré le grand nombre de projets présentés. Toutefois de nombreux projets ont soulevé quantité de questions auxquelles une simple exposition statique ne pouvait répondre. Tout ce processus s'est déroulé calmement et en petit comité, car le salon était relativement vide. L'excitation est montée vers le soir lorsque nous avons comparé nos notes et que nous avons désigné les étudiants que nous souhaitions interroger.

Toutefois, le salon était littéralement transformé, le jour suivant, avec des étudiants partout (chacun sur leur stand), d'autres modèles de travaux en démonstration, de nombreux autres juges et une grande effervescence générale. Nous sommes finalement arrivés à rencontrer les étudiants et à mettre un visage sur chaque nom qui n'était jusque là que « projet numéro EN103 » (ou autre). Certains d'entre eux en savaient moins que nous l'avions escompté, mais d'autres en savaient plus que leurs affiches ne l'avaient laissé entrevoir et enfin certains nous ont littéralement soufflés ! Certains de ces adolescents étaient tout bonnement époustouflants.

  planche à découper
   
  planche à découper

PS : ça m’a rendu un peu jaloux, de voir tous ces beaux modules ou puces électroniques et autres matériels informatiques dont les étudiants disposent aujourd'hui pour leurs projets scientifiques. Nous n'avions rien de tout cela au lycée. "

– Howard Maassen

« Tout en n’étant pas un double E, le monde de l’Informatique et de l’Electronique n’est pas le monde dans lequel je vis, bien que j’en fasse usage. J’ai eu beaucoup d’admiration pour ces jeunes gens qui ont une motivation aussi forte pour tenter de comprendre les connexions de base de ce monde. J'ai été étonnée de voir l'enthousiasme, l'énergie et la ténacité qu'ils mettent à leur ouvrage. Ils n'ont pas besoin d'argent ni d'équipements complexes. L'organisation de l'ISEF, avec ses nombreux juges, a créé une ambiance assez scolaire et bon nombre des jeunes gens ont revêtu leur masque d'étudiants studieux. J'estime que la créativité doit être nourrie par le plaisir et le soutien, et une ambiance plus détendue aurait certainement été bénéfique.

Je suis toujours mordue d'innovations et de technique et j'ai été surprise de voir qu'il y avait peu de projets dans ces domaines. Ça ne doit plus être à la mode.

Merci beaucoup de m'avoir proposé de faire partie du jury. La rencontre d'employés de Schlumberger venus d'horizons différents a été un grand moment."

– Nathalie Rossilhol

"Désigner deux gagnants parmi plusieurs centaines de candidats semblait une tâche aussi titanesque que le salon scientifique lui-même, mais j'ai été agréablement surpris par l'harmonie et le calme affichés par les juges de l'équipe Schlumberger.

Le plus difficile pour (tous) les juges, était d'évaluer l'ampleur de l'aide offerte aux enfants élus par leurs parents, leurs professeurs et les instituts de recherche. La plupart de ces scientifiques en herbe ont un comportement bien rôdé et avant que vous vous soyez rendu compte de rien, ils ont retourné l'entretien, sans vous donner l'opportunité de leur poser des questions.

J'ai trouvé l'ISEF un peu bizarre dans un sens : il s'agit de la dernière compétition pour les nombreux salons scientifiques américains et la participation de gagnants de salons étrangers est faible. Un observateur néophyte pourrait par conséquent penser que plus de 90 % de l'intelligence scientifique vient des Etats-Unis.

En conclusion, c'était une expérience formidable et je suis honoré d'avoir fait partie de l'équipe Schlumberger."

– Bernd Eggen

« Les usines radioactives et les générateurs Van De Graaf peuvent être jetés aux oubliettes : ces enfants vont faire des prouesses technologiques ! Quasiment tous les projets nécessitaient l'apport d'un ordinateur pendant le processus scientifique. La plupart des projets concernaient une économie des ressources ou une amélioration de l'environnement, ce qui reflète bien les changements qui s'amorcent dans la société à l'heure actuelle. "

– Curt Meyers

 

LiensLiens

ISEF
Ce site présente de nombreuses informations sur le salon Intel ISEF, ainsi que les règles et procédures à suivre pour présenter votre projet.

 

SEED
 

Et tant d'autres récits sur les activités de SEED...
ArrowConnexion des écoles ArrowAteliers ArrowProjets artistiques et concours ArrowPlace de SEED dans la communauté