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Décembre 2003 [Egypte]
par Tarek Medhat
Aujourd'hui, SEED est présent dans 31 pays y compris en Egypte, où neuf institutions scolaires ont été connectées à Internet au Caire, à Alexandrie, à Port Saïd et à Louxor, pour le plus grand bonheur de quelque 15 000 élèves. Deux laboratoires informatiques du Ministère de l'éducation au Caire étaient concernés par ces connexions. Ils servent de centre d'apprentissage aux techniques de l'informatique et de l'Internet au personnel du Ministère (directeurs, inspecteurs et autres responsables de l'éducation), aux enfants, aux enseignants de l'école publique et à l'élite des élèves participant à des programmes internationaux.
 Avec l'implémentation d'une véritable stratégie informatique, l'Egypte a établi une base solide pour son avenir. Lancée au début de l'année 2002, l'initiative « Internet gratuit » a entraîné un développement spectaculaire des technologies de l'information en Egypte. Elle autorise la connexion à Internet sans paiement des frais d'abonnement aux fournisseurs d'accès, en s'acquittant simplement des frais téléphoniques auprès de Egypt Telecom. Cette initiative a été renforcée par la campagne « Des ordinateurs à un prix abordable », lancée en octobre 2002 par le Ministère des technologies de la communication et de l'information. Elle vise à faire passer, dans les cinq années à venir, la base des ordinateurs installés en Egypte de 1,5 millions d'unités à l'heure actuelle à 6,5 millions.
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Le projet SEED en Egypte a vu le jour grâce à des bénévoles locaux qui ont rejoint le programme pour la première fois en 2002. L'équipe est composée d'employés de Schlumberger. Les principaux membres de l'équipe sont :
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Le gouvernement égyptien s'engage visiblement pour développer l'informatique dans le pays. Cet engagement s'illustre à travers plusieurs projets et initiatives, comme le projet "Smart Village", dont l'objectif est de devenir un centre d'opérations pour les sociétés informatiques internationales travaillant dans la région. L'Egypte a également été le cadre de conférences et d'expositions informatiques internationales comme le GITEX 2002, qui s'est déroulé au Caire en avril 2002.
En outre, les ordinateurs se répandent doucement dans les communautés à l'extérieur des grandes villes. Bien que certaines écoles des grandes villes, comme Le Caire et Alexandrie, proposent un enseignement informatique de haut niveau, beaucoup ne sont toutefois pas encore connectées à Internet. Ceci se vérifie particulièrement pour les écoles publiques. En principe, les écoles publiques sont gratuites, mais elles ne disposent pas encore d'une infrastructure permettant la connexion. De plus, dans certaines régions reculées, les conditions d'enseignement s'avèrent difficiles avec des classes surchargées. Les programmes de connexion, tels que celui de SEED (Schlumberger Excellence in Educational Development), sont, par conséquent, les bienvenus et s'adressent à des enfants de populations socialement ou géographiquement isolées.
Louxor, à 500 km au sud du Caire, est une zone isolée du point de vue informatique. C'est une destination touristique réputée qui compte près de la moitié des sites pharaoniques du pays. Or, l'école secondaire des garçons de cette ville au passé prestigieux ne possédait aucune connexion au monde moderne d'Internet jusqu'à sa mise en place par SEED.
L'école secondaire de garçons de Louxor est située au cœur de la ville de Louxor. C'est une école arabe publique qui dénombre plus de 2 500 élèves de niveau secondaire. L'école a réservé une salle pour le labo SEED, mais celle-ci a dû être entièrement aménagée : peinture, meubles, etc. Un réseau local a aussi été installé, avec 10 ordinateurs et un serveur. L'équipe locale SEED était présente à Louxor pour superviser l'installation du labo et y participer. L'école s'est connectée en avril 2002 pour la première fois. Cinq bénévoles étaient impliqués dans le lancement de la connexion de l'école de Louxor, principalement pour la mise en place du labo et la coordination logistique. Un autre groupe était préalablement venu à Louxor pour former certains enseignants, afin qu'ils puissent guider les élèves. |

Dr. Hussein Bahaa Eldin, Ministre égyptien de l'Education et Belgacem Chariag, Responsable Geomarket EEG (pour l'Est de l'Egypte).
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Aujourd'hui, le labo SEED offre une porte ouverte vers Internet aux enseignants et élèves de l'école. Le labo est devenu un endroit très populaire dans l'école et tous les élèves l'utilisent pour surfer sur la « toile ». Le labo n'est pas seulement utilisé par les élèves, car il est en partie destiné à la formation des enseignants et des étudiants grâce à une nouvelle initiative du ministère, appelée le "Programmateur de la jeunesse". Cette initiative vise à encourager les élèves doués en programmation. Les dernières statistiques indiquaient que 50 % des élèves s'étaient déjà rendus dans le labo SEED, principalement pour surfer sur Internet et pour utiliser les logiciels (programmation) sur les ordinateurs.
Tarek Medhat a déclaré: "Je me sens très motivé par la valeur que le programme apporte à la communauté locale. En tant qu'employé de Schlumberger, je suis fier lorsque je me rends dans les écoles et que j'aide les élèves à apprendre et à accéder au savoir." |
En 2003, le Centre scientifique SEED a été traduit en arabe. Pour illustrer le succès de l'école de Louxor, le lancement du site Web SEED en arabe a été organisé à Louxor en mars 2003. Les personnes présentes pour assister à l'événement étaient : Dr. Hussein Bahaa Eldin, Ministre égyptien de l'éducation, Dr. Ahmed Abu-Khadra, Doyen de la faculté des sciences de l'université du Caire, M. Hamza Qarooni, Responsable du programme d'aide à la connexion SEED à l'époque, M. Mohamed Awad, Directeur de la zone Moyen-Orient et Asie, M. Belgacem Chariag, Responsable Geomarket EEG, M. Khaled Nouh, Responsable Oilfield Services pour le recrutement, la formation et le développement, et M. Tarek Medhat.
L'école de Louxor est la huitième école connectée à Internet en Egypte, mais la première située dans le sud du pays. L'étape suivante consiste à connecter une autre école à Ras Gharib, au bord de la mer rouge, et l'école primaire de Shidwan. SEED s'active actuellement pour obtenir du Ministère de l'éducation davantage de contacts pour impliquer d'autres écoles à travers tout le pays.
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