Schlumberger
 
Leçons de base du triathlon :
Du sprint à l'IronMan

SEED
 

« Je cours depuis 20 ans et je m'entraîne depuis 5 ans en tant que triathlète. Mon niveau, je l'ai atteint en m'entraînant, en me documentant et en parlant avec d'autres athlètes, qu'ils soient professionnels ou amateurs comme moi. »

Jason Robinson
Géophysicien responsable en Asie

 

 

 

Cyclisme

Le triathlon est une course contre la montre qui comprend des épreuves de natation, de cyclisme sur route et de course à pied. Il existe 4 catégories de triathlon :

  • Sprint : 300 m à la nage, 20 km à bicyclette et 5 km de course
  • International ou Olympique : 1 000 m à la nage, 40 km à bicyclette et 10 km de course
  • Half IronMan : 1,8 km à la nage, 90 km à bicyclette et 21 km de course
  • IronMan : 3,8 km à la nage, 180 km à bicyclette et 42 km de course
  Natation
   

Bien qu'ayant participé à toutes ces compétitions, mon épreuve préférée reste celle de l'IronMan. Ce qu'il y a de bien avec le triathlon, c'est que chaque personne a sa propre course ce jour-là. Pour l'IronMan par exemple, les 1 600 participants doivent faire face aux mêmes conditions et règlements et commencent l'épreuve en même temps, qu'ils soient professionnels ou amateurs.

L'IronMan est une véritable épreuve d'endurance, dont la durée va du record de 7 heures et 50 minutes jusqu'à la durée limite de course fixée à 17 heures. Cette épreuve relativement longue, et par conséquent difficile, nécessite une préparation aussi bien physique que psychologique. La préparation consiste principalement en des entraînements physiques très intenses de plusieurs heures durant lesquels il faut penser à boire beaucoup d'eau et à absorber un grand nombre de calories en mangeant régulièrement. Mais cet entraînement passe aussi par les essais d'équipement (vélo, chaussures et vêtements) pour vérifier que tout fonctionne et vous va bien. Quant à l'aspect mental, trop souvent oublié, c'est une préparation à long terme où l'athlète doit visualiser sa course, mais aussi anticiper tout ce qui pourrait mal se passer. Combien de courses se sont-elles terminées à cause d'un détail que les athlètes étaient censés surmonter facilement ?

Derrière l'endurance nécessaire à la participation d'une épreuve IronMan se cache un plan d'entraînement de longue haleine. Il existe trois critères pour mesurer la forme physique et, par conséquent, trois types d'entraînement différents : la capacité aérobic, le seuil lactique et la récupération. Ces trois traits physiologiques sont excellents chez les athlètes de haut niveau. Il existe de très bons ouvrages ou des ressources qualifiées relatifs à ce type d'entraînement.

   
  Cyclisme
   

Lors de ces dernières années de préparation, j'ai réussi à mettre en place les règles de base suivantes :

  1. Reposez-vous suffisamment pour récupérer de l'entraînement. En effet, la récupération ne peut se faire que durant des périodes de repos. Le corps répare les dommages qui lui ont été causés et se renforce un peu plus chaque jour. Au cours du sommeil, l'hormone de croissance est sécrétée, permettant ainsi au corps de se régénérer. Les cellules endommagées mettent plus de temps à cicatriser et peuvent entraîner certaines lésions ou pathologies. Le temps de repos sert également à reconstituer des réserves en glycogène entre les exercices et un repos insuffisant se traduira inévitablement par une diminution des performances d'endurance. Si l'entraînement reste très soutenu et si vous réduisez votre temps de sommeil, le surentraînement constituera alors une véritable menace pour votre corps. Tout comme les blessures, le surentraînement peut anéantir tous les efforts de l'athlète et le démoraliser complètement. La plupart des athlètes ne se reposent pas suffisamment. Je pense notamment aux amateurs qui ont une famille et un travail très prenant et qui tentent d'insérer davantage de plages d'exercices dans la journée. Généralement, cela a pour effet d'écourter leur temps de sommeil.

  2. Diversifiez plutôt l'intensité de votre entraînement. Alternez des périodes où vous vous donnez à fond avec des périodes plus calmes. La plupart des athlètes font exactement le contraire. Ils sont trop exigeants lorsque l'entraînement est peu intensif, puis la fatigue s'installe et ils relâchent la pression au moment le plus difficile, et on se retrouve finalement avec des séances d'entraînement pas assez poussées. Prenez suffisamment de repos, essayez de ne pas trop en faire lors des périodes d'entraînement normal et au contraire, travaillez dur lors d'entraînements intensifs et vos performances s'en trouveront améliorées.
  3. Etirez-vous encore et encore, le plus possible, et aussi le soir. Je ne le dirai jamais assez : E-TI-REZ- VOUS ! La plupart des blessures proviennent du manque d'étirement. Et en cas de blessure, il est impossible de s'entraîner et vous ne pouvez pas imaginer ce que cela signifie pour un athlète ! Etant donné que l'entraînement au triathlon prend beaucoup de temps, les athlètes tentent de faire abstraction de certaines activités et notamment de l'étirement. Je préconise l'étirement après chaque exercice. Sa durée et son intensité doivent être appropriées à chaque type d'exercice. Faites des exercices d'assouplissement après un entraînement peu intense, des étirements en douceur après un entraînement très long et des étirements de longue durée après un entraînement très soutenu. Assurez-vous au moins que tous les principaux groupes musculaires sont étirés. Ne sautillez pas et maintenez l'étirement pendant 45 à 60 secondes.

  4. L'avant-dernière recommandation consiste à définir des objectifs simples et clairs pour l'année. Choisissez une ou deux épreuves et essayez d'améliorer votre temps. Un objectif clair et précis aide à définir un plan d'entraînement et empêche la monotonie de s'installer. Une fois les objectifs définis, vous devez mettre un plan à exécution pour arriver à vos fins. Le plan d'entraînement est la voie royale pour atteindre l'objectif. Vous aurez certainement besoin d'adapter votre plan en fonction de vos performances et de votre progression, mais vous finirez par savoir ce qui vous convient le mieux. Gardez bien à l'esprit ces objectifs, notez le temps passé à vous entraîner et la sensation que vous procure l'amélioration de vos performances avec le temps.
  5. Ce qui nous conduit au dernier conseil qui consiste à faire en sorte que tout ce que vous faites soit important. Chaque partie de votre entraînement comporte un objectif. La raison de l'entraînement est d'améliorer votre condition physique pour atteindre l'objectif défini à l'étape précédente. Lors d'un entraînement intensif, allez-y à fond, mais n'hésitez à relâcher la pression lorsque vous faites une course d'échauffement. Et pour finir, pendant les périodes de régénération, laissez votre corps récupérer et vous pouvez être certain que la prochaine séance d'entraînement portera ses fruits.
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