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Le trekking de 6 jours s'est déroulé dans les régions montagneuses du sud de la vallée de Baliem, où résident les Dani. Nous avons passé chaque nuit dans un village différent, où nous avons été hébergés soit dans une hutte Dani traditionnelle, soit dans la maison de l'instituteur du village lorsque cela était possible. Les Dani passent leurs journées à élever des cochons et cultiver des patates douces.
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| Village Dani |
Les Dani en plein simulacre de guerre tribale |
J'ai été surpris de constater que de nombreuses personnes âgées étaient en bonne santé – preuve d'un mode de vie sain basé sur un régime simple mais équilibré, de l'exercice physique permanent grâce au travail quotidien dans les champs, des marches énergiques sur les sentiers escarpés, et pour finir, une protection assurée contre la Malaria enrayée par la haute altitude. Cependant, de nos jours, le taux de mortalité infantile dans cette région est très élevé, malgré l'assistance médicale des missionnaires qui ne concerne malheureusement que les villages les plus accessibles.
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Dani portant la koteka traditionnelle (un étui pénien fabriqué avec de la coloquinte). En fonction de l'affiliation ethnique, la forme, le volume et la longueur de la koteka peuvent varier, bien qu'elle soit toujours portée en position de « garde-à-vous ».
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Les « guerres » tribales qui se déroulaient autrefois dans une ambiance « bon enfant » et étaient déclenchées la plupart du temps par des disputes à propos des femmes ou des cochons, appartiennent désormais au passé, bien que l'on puisse encore assister à certains combats. Désormais, les Dani prennent un réel plaisir à revêtir leur tenue de guerre pittoresque, grande source d'amusement et de fierté, visant généralement à impressionner non seulement leurs adversaires, mais également leurs femmes ! Dans l'un des villages que nous avons traversés, nous avons assisté à un simulacre de guerre avec 40 guerriers. J'en ai profité pour prendre des photos, mais je n'étais pas très rassuré, seul au beau milieu du « champ de bataille ». Une pittoresque fête du cochon réunissant tout le village a suivi le « combat ». Tout d'abord, on procède à l'exécution du cochon à l'aide d'un arc et d'une flèche, puis on prépare le feu. Un trou est creusé dans le sol, dans lequel on dispose le cochon entre deux couches de pierres brûlantes, que l'on recouvre ensuite de feuilles et de patates douces. La viande cuite dans son propre jus était délicieuse et tout le monde s'est régalé ! De nos jours, les jeux guerriers ont remplacé la guerre, et le cannibalisme, courant autrefois dans certaines tribus, a été interdit. Le dernier cas officiel a été recensé par des missionnaires, en 1988, mais il existe encore certainement des contrées inexplorées où cette coutume persiste.
Il y aurait tant à raconter au sujet de ce voyage mais je souhaitais surtout éveiller la curiosité et donner à d'autres peut-être l'envie de partir dans la vallée de Baliem. Ce qui m'a le plus marqué chez ce peuple séculaire, c'est leur regard. J'ai le sentiment que certains d'entre eux, en particulier les plus âgés, peuvent voir au-delà de notre apparence physique, pénétrant le fond de notre pensée, chose que nous, habitants du « monde civilisé », avons complètement oubliée. J'espère que vous aurez un jour la chance de vivre cette expérience unique et inoubliable.
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