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| Après avoir effectué 875 km, Philippe Theys a achevé la première partie de son voyage, puis il y est retourné l’année suivante pour parcourir les 800 derniers kilomètres du chemin de Compostelle |
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Comment faites-vous pour vous préparer à une telle aventure ? Il faut bien sûr un minimum de forme physique. Il ne s'agit pas d'une course. Par conséquent, le temps ne compte pas vraiment. Le parcours comporte de nombreux sites (églises, maisons anciennes) que vous pouvez visiter à votre rythme, ce qui constitue des haltes appréciables.
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C'est tout ce qu'il vous faut ! |
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Je me suis aidé d'une boussole pour m'orienter. |
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Une bonne paire de bonnes chaussures de marche est de règle, qu'il faut avoir déjà portées pendant quelques centaines de kilomètres avant de commencer le voyage. Au bout de quelques jours, on découvre l'importance de ses pieds... Les chaussettes aussi sont très importantes. Au bout de dix jours, j'ai commencé à attraper des ampoules aux pieds, tout simplement parce que j'avais mis des chaussettes encore humides. Alors qu'elles n'avaient mis qu'une heure pour apparaître, il m’a fallu toute une semaine pour les soigner. Après une vingtaine de jours, tous les matins je sacrifiais au rituel des chaussettes, puis à celui des chaussures. Tout d'abord, une pommade pour réduire l'échauffement, puis les lacets de chaussures serrés juste comme il faut. Le soir, à la pause, un rituel semblable me prenait dix bonnes minutes pendant lesquelles je me plongeais les pieds dans l'eau froide, puis les massais généreusement avec une crème relaxante.
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Et pour les repas et l'hébergement ? Je n'ai pas changé mes habitudes de petit déjeuner pendant le voyage. En revanche, j’ai eu beaucoup plus de mal à conserver le rythme de mes repas de midi. C'était difficile pour moi de m'arrêter pour déjeuner si j'avais encore beaucoup de kilomètres à parcourir. En effet, à 4 kilomètres à l'heure, il faut presque 8 heures pour faire 30 kilomètres. Inutile de préciser que les dîners étaient une vraie fête ! J’ai visité quelques auberges du Périgord qui ont tôt fait de me faire récupérer les milliers de calories que j'avais brûlées dans la journée. Je mangeais sans me priver et j'ai quand même perdu 5 kilos au cours du voyage. Je passais les nuits dans des petits hôtels ou des abris mis à la disposition des pèlerins par les villages traversés par les chemins de Compostelle.
Un an après avoir parcouru ces 875 kilomètres, je suis reparti pour les derniers 800 kilomètres le long de ces chemins extraordinaires. |