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Cliquez sur l'image pour simuler le tsunami traversant l'océan Indien
Avec l'aimable autorisation de USGS
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Cliquez sur l'image pour simuler l'onde sismique qui a provoqué le tsunami dans l'océan Indien le 26 décembre 2004
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Le 26 décembre 2004, un séisme a réveillé brutalement l'océan au large de l'île de Sumatra. Le séisme, d'une magnitude de 9,0 sur l'échelle de Richter, est le quatrième tremblement de terre aussi violent à avoir secoué la planète depuis 1900. Il a été suivi d'un tsunami, qui s'est propagé dans tout l'océan Indien, balayant sur son passage les côtes thaïlandaises, malaisiennes, indonésiennes, sri lankaises et indiennes. Les effets ont même été ressentis jusque sur les côtes est de l'Afrique. Mais, au fait, qu'est-ce qu'un tsunami ?

Un tsunami est une vague géante ou une série de vagues, venant du fond de l'océan et provoquée par un déplacement vertical soudain de la croûte terrestre. Ce déplacement soudain est généralement dû à un séisme se produisant au fond de l'océan. Toutefois, un tsunami peut également résulter d'une éruption volcanique, d'un glissement de terrain, d'une explosion ou, plus rarement, de la chute d'une météorite dans l'océan.
Le mot tsunami (prononcé tsou-NA-mi) signifie « vague du port » en japonais. Certaines personnes parlent de « raz de marée », mais ce terme est impropre puisque le phénomène de tsunami n'est pas lié aux marées. Le niveau de la marée au moment où le tsunami s'abat sur les côtes est certes déterminant pour la gravité des dégâts qui s'ensuivent, mais cela reste le seul lien.

Images satellites d'un village côtier de Banda Aceh, en Indonésie, avant et après le tsunami du 26 décembre 2004. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Photo © DigitalGlobe, avec leur aimable autorisation.
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Un autre nom pour les tsunamis est « vagues sismiques ». Cette désignation est également impropre, car ces vagues géantes n'ont pas seulement une origine sismique (tremblements de terre).
Lorsqu'un séisme ou un autre cataclysme majeur provoque le soulèvement ou l'effondrement d'une partie du fond océanique, la masse d'eau située au-dessus est brusquement déplacée. Alors que l'eau tente de retrouver son équilibre, des vagues se forment, mais d'une longueur d'onde démesurée par rapport aux vagues qui s'échouent normalement sur le rivage. Et cela, en raison de la profondeur du foyer. Une vague de tsunami peut atteindre des centaines de kilomètres de long. Elle se propage en effectuant des cercles depuis son point de formation, exactement comme les ronds dans l'eau qui apparaissent après avoir jeté un caillou dans une mare.
A cause de la longueur considérable des ondes, le tsunami se propage à très grande vitesse et sur des longues distances sans, véritablement perdre de son énergie. De plus, dans le fond des océans, il est pratiquement impossible de percevoir les houles superficielles qui se forment. En fait, au large, ces houles mesurent moins d'un mètre de hauteur. Or, au fur et à mesure qu'elles se rapprochent du rivage et atteignent des eaux moins profondes, les vagues ralentissent et prennent de l'amplitude. Les caractéristiques du fond océanique sous les vagues influencent également leur hauteur. Lors de l'éruption du Krakatoa en 1883, les vagues ont atteint 37 mètres de hauteur. En 1737, le tsunami qui a frappé Cape Lopatka au nord-est de la Russie avait, a-t-on estimé à l'époque, une hauteur de 64 mètres !
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Images satellites de la côte est de l'Inde.
Image de gauche : 10 décembre 2004.
Image de droite : 29 décembre 2004.
(Les tâches blanches visibles sur ces images sont des nuages.)
Avec l'aimable autorisation de T.N Diggs
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En haute mer, un tsunami peut se propager jusqu'à 700 km/heure, soit à peu près à la vitesse d'un avion. Il perd de sa vitesse en se rapprochant des côtes mais conserve presque la totalité de son énergie. En fait, plus la vitesse diminue, plus les vagues prennent de l'amplitude. Et, lorsque le tsunami atteint le rivage, il peut prendre la forme d'une série de vagues déferlantes, au cours desquelles la mer monte et descend brusquement, ou d'un mur d'eau dévastateur appelé trou. Ainsi ces vagues, mues par une énergie colossale, viennent recouvrir les terres bien au-delà des inondations causées par la plus forte des marées.
les vagues ordinaires, celles qui se forment sur la rive d'un océan ou d'un lac, sont poussées par le vent. Elles s'échouent généralement les unes après les autres, peuvent durer environ dix secondes et avoir une longueur d'onde de 150 m. Or, dans le cas d'un tsunami, leur longueur d'onde peut être supérieure à 100 km et durer plus d'une heure.
Un tsunami atteint généralement les côtes à une vitesse de 70 km/heure environ, avec une force telle qu'il est capable de balayer le sable des plages, déraciner les arbres et réduire les bâtiments en miettes. Pris dans un tel déchaînement, hommes et bateaux ne peuvent guère résister. La masse d'eau qui s'abat est si puissante qu'elle inonde des vastes étendues de terre normalement sèches.
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