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Comment dessiner un ballon de football ?
Sauvés par la symétrie : l'icosaèdre

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De toute évidence, si nous nous penchons davantage sur la forme d'un ballon de football, celle-ci nous apparaît dans toute sa complexité et nous nous perdons à essayer de suivre ses différents motifs.

Heureusement, nous disposons d'un concept crucial pour nous aider : la symétrie. Même si la forme d'un ballon de football est très compliquée, elle est également très symétrique : les mêmes motifs se répètent encore et encore. Si nous repérons ces motifs, nous pouvons mieux comprendre la manière dont ils sont agencés. Il nous faut saisir et reconnaître leur symétrie, car il s'avère trop difficile d'essayer de nous souvenir de leur disposition. Cela explique pourquoi les dessinateurs des ballons sur les trois photos ont eu autant de mal à les rendre réalistes !

Un icosaèdre

Depuis des milliers d'années, l'humanité est fascinée par les formes symétriques. Le célèbre philosophe grec Platon s'amusait avec de simples formes en 2D, comme des triangles, des carrés et des pentagones (5 côtés) et les utilisait pour construire des formes en 3D.

Par exemple, avec de simples triangles, il est possible de créer des formes parfaitement symétriques. Avec 4 triangles, nous obtenons un tétraèdre et, avec 20 triangles, un icosaèdre (voir la photo des cristaux). Ces formes parfaitement symétriques ont la particularité de présenter des faces, des sommets et des arêtes tous respectivement identiques les uns aux autres. Ce tétraèdre et cet icosaèdre ne sont que deux des cinq célèbres solides de Platon qui possèdent ces propriétés symétriques inhabituelles.

Solides platoniques

Les solides de Platon (taillés dans le quartz), de gauche à droite : le tétraèdre, le cube, l'octaèdre, le dodécaèdre et l'icosaèdre. Ces formes sont parfaitement symétriques et chaque face, chaque sommet et chaque arête sont parfaitement identiques à chaque autre face, chaque autre sommet et chaque autre arête.

La structure d'un ballon de football - Un icosaèdre tronqué !

L'icosaèdre compte 12 sommets et, sur la photo ci-dessous, nous pouvons constater que 5 arêtes partent de chaque sommet. Imaginons que nous découpions chaque sommet (au tiers de chaque arête) à l'aide d'une scie. On obtiendrait un orifice à cinq côtés, c'est-à-dire un pentagone.

Icosaèdre
Icosaèdre :
12 sommets
20 faces triangulaires
30 arêtes

Icosaèdre Icosaèdre Icosaèdre

Icosaèdre
Icosaèdre
tronqué :
60 sommets
12 pentagones
20 hexagones
90 arêtes

Troncature d'un icosaèdre :
A gauche : l'icosaèdre entier
A droite : l'icosaèdre entièrement tronqué


Si nous continuons à tronquer les sommets de l'icosaèdre, nous réalisons ce que les mathématiciens appellent la troncature d'une forme. L'icosaèdre comportant 12 sommets (chacun avec 5 arêtes), le tronquer produit 12 pentagones.

En outre, comme un tiers des arêtes d'origine ont été enlevées (une fois tous les sommets coupés), nous observons l'apparition de formes à 6 côtés (des hexagones) entre les nouveaux pentagones. Par conséquent, après avoir tronqué l'icosaèdre, nous obtenons un « icosaèdre tronqué » constitué de pentagones et d'hexagones.

L'icosaèdre tronqué est parfaitement symétrique, car l'icosaèdre d'origine l'était également. En outre, il présente exactement la même forme que celle d'un ballon de football !

 

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