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Le
log est un graphique représentant la résistance par rapport à la profondeur. L'axe des ordonnées
correspond à la profondeur (en centimètres) et l'axe des abscisses à la résistance, exprimée
en milliers d'ohms.
Le log commence à une profondeur de 2 cm car, à 1 cm, la résistance obtenue
est trop élevée pour être mesurée par notre ohmmètre. La valeur maximale lisible est de 2 000 000 ohms.

Que nous apprend notre log ? On observe que la résistance est
généralement plus élevée près de la surface. Bien que la baisse de la résistance
ne soit pas linéaire entre les différents niveaux, on observe toutefois qu'à partir de
5 cm de profondeur, la résistance est inférieure comparée aux valeurs lues
jusqu'à 4 cm. A quoi cela est-il dû ? L'expérience «
La résistivité électrique des
matériaux » nous a révélé que la terre sèche a tendance à posséder une résistance
plus élevée que la terre humide. Cette différence s'explique par le fait que l'
eau et les impuretés qu'elle contient sont de très bons conducteurs d'électricité, contrairement à la
terre sèche. Il semblerait
que la terre devienne plus humide en s'éloignant,
même de quelques centimètres, de la surface. Lorsque l'on arrose une plante, l'eau s'écoule
vers le bas et mouille la terre uniformément dans le pot. Elle s'évapore
en suite en commençant par la surface. Il apparaîtrait donc logique de trouver davantage d'
eau en profondeur. D'autres
facteurs pourraient également expliquer ce résultat. La terre peut avoir une composition
différente selon la profondeur, ce qui est toutefois une explication peu probable
car la terre
provient du même sac et possède donc une composition relativement uniforme.
La teneur en sel est peut-être plus élevée en profondeur ?
Et nous savons que le sel est un meilleur conducteur d'électricité que l'
eau douce. Toutefois, cette explication est peu convaincante car la terre
de la plante n'est pas salée et nous n'y avons jamais ajouté de sel. De l'huile a peut-être
été mélangée à la terre, près de la surface.
Mais l'huile n'est pas conductrice d'électricité, et
quelle raison aurions-nous de mettre de
l'huile dans la terre ? De plus la surface de la terre
ne semble pas huileuse.
Notre première explication qui suggérait une terre
plus sèche près de la surface, semble la plus plausible.
Essayons d'améliorer notre outil de diagraphie.
Celui que nous avions créé possède ses propres défauts et limites, qui peuvent
être corrigés si nous améliorons sa conception.
Notre outil n'est pas très solide. Il est efficace dans un sol tendre
mais la mine du crayon n'est pas très résistante pour creuser et
le crayon lui-même risque de se briser avec davantage de pression
.
Pour des gisements de pétrole, une autre approche appelée
« diagraphie par câble » est mise en pratique, dans laquelle l'outil est attaché à un câble descendu
dans le trou déjà foré. Il n'a donc plus à « creuser »
.
L'outil-crayon modélise « la diagraphie lors du forage » à l'endroit
où l'outil de diagraphie est introduit dans la tige de forage.
La prochaine fois nous
fabriquerons un outil de diagraphie par câble...
Nous rencontrons également un autre problème avec notre outil : le manque de
protection du câblage. En effet, étant donné que les fils électriques sont fixés à l'extérieur de
l'outil, le plastique d'isolation est exposé à l'usure.
Notre outil n'est pas non plus très étanche. Après une seule utilisation,
le ruban isolant a commencé à s'effilocher. D'après nous, cela est dû
à l'humidité de la terre.
Nous allons repenser notre outil. Vous pouvez, vous aussi, tenter de
fabriquer un outil plus efficace. Si vous y parvenez, n'hésitez pas à nous en faire part en nous envoyant une description et des
photos de l'outil, ainsi qu'un log.
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