|
« Sur une plate-forme, dans une mine ou sur un chantier de recherche géologique, il est impossible d'ignorer ses collègues et, de toute façon, on ne peut pas les choisir. Il est donc préférable de bien s'entendre avec eux. »
- Alexander Van Noort
- Né aux Pays-bas en 1972
Maîtrise en géologie technique
- Université technique de Delft, en 1998
- Domaines d'activité
- Ingénierie du pétrole
- Loisirs
- Squash, tennis, football, hockey, ski, cuisine
J'ai grandi dans la partie sud des Pays-Bas, dans une ville qui s'appelle Maastricht, très près des frontières belge et allemande. Issu d'une famille nombreuse et largement dominée par les éléments masculins, j'habitais dans une grande maison située dans une région forestière. Mon père, quant à lui, tenait une quincaillerie. J'étais plus intéressé par la mécanique des choses que par l'aspect scientifique. Nous nous lancions souvent dans la construction de cabanes, de chariots, de scooters et de nos propres vélos.
De la maternelle au secondaire, je n'ai jamais quitté ma ville natale. Après mon diplôme au collège Jeanne d'Arc à l'âge de 17 ans, j'étais tout à fait prêt pour l'université.
J'ai commencé des études en Ingénierie spatiale et aéronautique, mais un excès de mathématiques a eu raison de ma motivation en l'espace de quelques mois. En fin de compte, je voulais faire une carrière internationale, avec des perspectives d'évolution importantes. J'ai alors commencé à me pencher sur mes autres centres d'intérêt pendant cette première année. Outre mon intérêt pour l'aviation, j'ai découvert que je m'intéressais également aux sciences de la terre et une formation m'a particulièrement attiré : l'ingénierie des mines et du pétrole, à l'université technique de Delft.
Il serait injuste d'affirmer que la décision de changer de formation et de m'orienter vers les mines et le pétrole était uniquement fondée sur un intérêt, même si cela était en grande partie vrai. Une autre raison de mon choix était le caractère international de la formation et le fait qu'elle soit dispensée dans une petite structure. Cette petite structure nous a préparés aux multiples relations professionnelles qu'il faut souvent établir quel que soit l'endroit où l'on se trouve. Sur une plate-forme, dans une mine ou sur un chantier de recherche géologique, il est impossible d'ignorer ses collègues et, de toute façon, on ne peut pas les choisir. Il est donc préférable de bien s'entendre avec eux.
J'ai vraiment passé un bon moment avec mes condisciples à l'université et j'ai gardé des contacts avec bon nombre d'entre eux qui se trouvent maintenant aux quatre coins du monde. J'ai obtenu ma maîtrise en géologie technique en 1998. A l'époque, une bonne partie de mon temps libre était consacré exclusivement aux voyages : Canada, Népal, Afrique du Sud, une bonne partie de l'Europe, Mexique et bien d'autres pays. Pendant mes études, j'ai suivi des stages dans trois sociétés différentes, l'une d'entre elles étant basée en Afrique du Sud et j'ai participé à deux chantiers de recherche géologique (en France et en Espagne).
J'ai été recruté par Schlumberger avant d'avoir fini ma thèse et j'ai déménagé à Amsterdam. Il s'agissait officiellement d'une question de concentration, mais je pensais en fait qu'Amsterdam était une ville pour moi : active, multiculturelle, avec des théâtres et des restaurants et bon nombre de mes amis y habitaient. Je voulais profiter à fond de ma dernière année universitaire avant de débuter ma carrière d'ingénieur spécialiste des opérations de forage par câble. Je n'ai pas eu l'occasion de mettre ce dernier projet à exécution car deux semaines avant le début de ma formation chez Schlumberger, la direction m'a demandé d'opter pour une autre voie et de me préparer à devenir ingénieur d'essai. Je n'ai jamais regretté ce choix.
J'ai par conséquent commencé ma carrière chez Schlumberger en janvier 1999 en tant qu'ingénieur d'essai sur site junior. En quelques semaines, je m'étais fait une réputation de quelqu'un de sociable et de cuistot-chef parmi les ingénieurs. J'ai essayé autant que possible de mériter l'appellation de chef en cuisinant de temps en temps, quel que soit l'endroit et j'y suis parvenu jusqu'à maintenant.
Je me suis spécialisé en contrôle de surface et après avoir maîtrisé le sujet, mon directeur m'a envoyé suivre une autre formation dans le cadre d'un nouveau projet consistant à tester un débitmètre polyphasique. Cette école était destinée à former des superviseurs pour l'introduction de l'outil sur site. Je suis donc devenu le coordinateur des essais sur site en Europe centrale pour le PhaseTester : un tout petit appareil, comparé à l'équipement de contrôle de surface qui mesure simultanément le débit de pétrole, de gaz et d'eau à l'aide d'un venturi et d'une source radioactive. Au début de l'an 2000, j'ai travaillé dans de nombreux pays différents avec cette nouvelle technologie. En allant de l'Angola à Aberdeen et de Malabo au Danemark, je suis petit à petit devenu l'un des 10 experts de cette technologie. Comme ce domaine ne cessait de prendre de l'essor, mon supérieur direct m'a demandé de me concentrer sur une zone à fort potentiel. J'ai accepté cette nouvelle responsabilité d'ingénieur principal en systèmes polyphasiques dans la région Caspienne et en Russie en avril 2001. Je cumule désormais cette fonction avec le poste de responsable technique du Kazakhstan tout en espérant arriver à préserver ma vie privée.
Les gens ont tendance à oublier, y compris les ingénieurs de terrain, qu'une grande quantité de travail doit être réalisée derrière un ordinateur ou un bureau. Que ce soit à l'école ou à l'université, j'étais déjà trop dynamique et cela n'a pas beaucoup changé avec le temps. C'est pour cette raison que je fais autant de sport que possible. C'est souvent difficile de trouver des partenaires pour jouer au squash, au tennis ou même au football et au hockey dans des endroits que l'on ne connaît pas et c'est pourquoi je me rabats sur la course à pied, la natation et la gymnastique. J'aime aussi beaucoup skier et je saisis chaque opportunité qui se présente d'aller à la montagne. Je dois reconnaître que les voyages (j'ai travaillé dans 17 pays différents ces trois dernières années) ont limité les occasions de montrer mes talents de cuisinier, toutefois je me suis fait de nouveaux amis que je pourrai inviter à dîner. Après le sport, cuisiner reste ma grande passion.
|
|